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SOPHIEMOURON

On aurait pu appeler ça "le futur du passé antérieur"

ou bien "le passé du futur antérieur"

ou encore "le passé antérieur du futur".

Le choix s'est assez classiquement porté sur "le futur antérieur du passé".

Mais va savoir de laquelle des réalités on est le plus proche...

 

 

 

 

Sophie Mouron : le futur antérieur du passé. Exposition du 23 janvier au 21 février 2021

 

C'est à la vue des vitres vandalisées de la Vitrine des essais du lycée Montaigne que Sophie Mouron a eu l'idée d'intervenir directement sur cette "scène de crime". La démarche de l'artiste souligne une réalité quotidienne, fugitive, banale que l'on ne remarque plus, met en lumière les détails invisibles de la ville et nous permet de voir ce que l'on ne voit plus. Son travail sur le temps, le paysage et le détail, souvent lui-même imperceptible, invite le passant à une nouvelle perception du réel. Ici, c'est au travers de trois paysages, de trois temporalités, qu'elle engage les passants de la rue sainte Catherine à porter un regard nouveau sur l'accident, à déceler la poésie du commun en soulignant les fissures, les brisures, les débris et l'éclatement des vitres comme autant d'indices narratifs d'événements passés, présents ou futurs. La projection de la fissure de la première vitre sur le mur, les débris d'un monde naissant ou en ruine au centre puis l'impact augmenté de la quatrième vitre proposent une mise en scène basée sur le simulacre et la simulation : prolonger virtuellement l'incident, esquisser la part d'inconnu, signifier l'imprévu. Tout en non-dits, les installations de Sophie Mouron invitent à l'interprétation et à la projection, semant dans l'espace des pistes qu'elle nous invite à suivre.

 

Les étudiants d'histoire de l'art du lycée Montaigne

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